15
fév
2009
Les fêtes chrétiennes.
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Catégorie : Paroisses
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Les fêtes chrétiennes.

La fête serait-elle en train de redevenir d’actualité chez les chrétiens ? De beaucoup d’endroits, se lève une réflexion sur la fête qui en souligne la spontanéité, l’aspect communautaire, le rôle du partage. Des initiatives se prennent pour la joie de se retrouver ensemble, pour “faire la fête” en famille ou dans la paroisse ! On redécouvre la dimension festive de la messe du dimanche avec ses chants et ses acclamations à l’occasion de grands rassemblements. Les célébrations de baptême ou de mariage à l’église deviennent parties intégrantes de la fête que l’on aime prolonger en famille. Et notre vie chrétienne elle-même est rythmée par un certain nombre de fêtes qui donnent à chaque période de l’année, une couleur et une atmosphère particulières.
La plus grande des fêtes chrétiennes est celle de Pâques qui dure 50 jours jusqu’à la fête de Pentecôte qui en est l’accomplissement. Cette fête de Pâques permet aux croyants, par les différents rites, de revivre les événements historiques de la fête de Pâques de l’an 30 : la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus. La fête de Pentecôte, elle, actualise le don de l’Esprit Saint fait aux Apôtres et à toute l’Eglise au matin de la fête juive de la Pentecôte 30.
Mais ces fêtes chrétiennes de Pâques et de Pentecôte sont d’abord des fêtes juives : Pâques fait vivre au peuple juif la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge sous la conduite de Moïse; Pentecôte fait vivre le Don de la Loi par Dieu et l’ entremise de Moïse sur le Mont Sinaï. La fête chrétienne garde la mémoire de la fête juive qu’elle accomplit : le soir, lors de la Vigile pascale, nous lisons le récit de la sortie d’Egypte et le passage dans la Mer annonce les eaux du baptême dans lesquelles sont plongés les nouveaux baptisés. Et le Jour Saint de la Pentecôte, nous chantons l’Esprit Saint qui inscrit la Loi de Dieu dans notre cœur.
Mais ces fêtes juives et chrétiennes, mémoire l’une et l’autre d’événements historiques -sortie d’Egypte et Mort et Résurrection du Sauveur- sont aussi des fêtes naturelles. Elles s’inscrivent dans le cycle du soleil, dans le cycle de l’année astronomique : le Concile de Nicée établit que Pâques, pour garder le souvenir des jours saints, doit tomber le dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe du printemps (date de la fête de Pâques juive). Encore aujourd’hui la date de Pâques est fixée en fonction de l’équinoxe du printemps (21 mars) et de la pleine lune, d’où sa mobilité.
De la même manière, la fête de Noël qui fait revivre aux croyants la naissance du Christ, a été fixée au solstice d’hiver, c’est-à-dire au moment où les jours commencent à grandir de nouveau : la lumière vainc les ténèbres, comme le Christ Lumière ne se laisse pas arrêter par les Ténèbres du Mal. Et du même coup, la nativité de Saint Jean-Baptiste a été fixée, 6 mois avant - comme historiquement Jean a été conçu 6 mois avant Jésus selon les Evangiles - au solstice d’été, le 24 juin, là où les jours commencent à diminuer: “il faut que Lui grandisse et que moi, je diminue” déclarait St Jean-Baptiste.
Fêtes historiques chrétiennes qui sont des fêtes historiques juives et des fêtes inscrites dans le rythme du cosmos : toutes nos fêtes célèbrent le Dieu Sauveur et le Dieu Créateur dans une louange ininterrompue jusqu’à l’éternité.
P. J. Bombardier
