Les saints patrons de nos paroisses
Saint Jean Bosco
un précurseur et un modèle pour la jeunesse.
Il y a huit ans, la décision a été prise de fusionner quatre clochers situés au nord de l’agglomération de la ville de Nancy, en vue d’organiser une nouvelle grande paroisse et de donner à cet ensemble, le 22 juin 2002, le nom de Dom Bosco . Cette décision a pu surprendre plus d’un. Elle rompait avec la plupart des habitudes qui consistaient jusqu’alors, à attribuer à l’issue de ce type d’opération, le nom d’un saint souvent d’origine lorraine. Elle était destinée, à regrouper un certain nombre de “clochers”, et à attribuer à chacun d’eux un nouveau nom. Ce fut une véritable surprise.
Un nouveau nom pour une nouvelle paroisse.
Alors que l’on attendait le choix d’un saint lorrain, ce fut celui de Saint Jean Bosco. Il reprenait en compte le nom de la plus petite chapelle érigée il y a cinquante ans à Nancy, en hommage, certes à la fois à ce saint, mais aussi à la communauté italienne alors largement implantée dans ce quartier populaire de la ville.
Pourquoi cette chapelle ?
A coup sûr, le nom de Jean Bosco était devenu familier aux habitants de ce quartier. Il avait un sens pour eux. Mais pour les habitants de l’agglomération, et surtout à l’heure actuelle, le nom de ce Saint leur était devenu plutôt mal connu, surtout en ce qui concernait ses oeuvres et son travail au sein des communautés qu’il avait créées en Italie. Quoiqu’il en soit, à l’époque de sa construction, l’implantation d’une chapelle portant le nom de Saint Jean Bosco, rue Vayringe, était devenue une nécessité pour les habitants de ce quartier. En effet ceux-ci étaient plutôt éloignés de l’église à laquelle ils étaient alors rattachés, Saint Vincent - Saint Fiacre. Mais finalement, au fil des années, l’utilisation de ce lieu de culte se justifiait moins. Il n’empêche, il semblait donc normal de redonner toute son importance à l’oeuvre de Saint Jean Bosco.
Vie et oeuvres de Saint Jean Bosco.
Il naquit en Italie le 1er août 1815 à Castel Nuovo, bourg populaire de Turin. A 12 ans il quitte la maison familiale. Il est embauché comme garçon de ferme, exerce plusieurs métiers, mais choisit de devenir prêtre. Pour y parvenir il paie ses études tout en travaillant. Ce constat est déjà tout à fait hors normes pour l’époque ! Il est ordonné en juin 1841. Dès cet instant, il consacrera sa vie aux jeunes des quartiers défavorisés ou abandonnés de Turin. Alors que dans cette ville, industrielle, plutôt prospère du nord de l’Italie, les problèmes sociaux y étaient immenses. Là il est la providence des jeunes déshérités, vagabonds, miséreux… qu’il aide tant au plan matériel que spirituel, et qu’il aide malgré tout à prier. Mais ce n’est pas suffisant. Pour ces jeunes, il ouvre à Turin, et à ses frais un foyer d’apprentis, prend en charge l’organisation de cours professionnels, prolonge leurs formations, ouvre des écoles secondaires, mais n’oublie pas de leur organiser des lieux de loisirs, de sport et de vacances…, ainsi qie des patronages. Outre ces formations, il crée des maisons d’accueil pour étudiants… La tâche était immense et totalement inhabituelle à cette époque. Pour l’aider il crée donc une double congrégation de femmes et d’hommes, qu’il enverra poursuivre son oeuvre dans le monde entier. Sur le long terme, le contenu de ses actions a probablement eu d’autres relais, comme celui des “prêtres ouvriers”. Le maître mot de ses actions porte encore et toujours sur la prévention lorsqu’il écrit “l’essentiel est de prévenir et non de guérir”. Il conviendrait à coup sûr de continuer à nous en inspirer…
Paul ROBAUX
